Impact carbone des services informatiques

En France, 7% de l’électricité est consommée par les centrales de serveurs informatiques. En Europe, cela représente aux alentours de 40 milliards de kWh, et ce total est prévu pour doubler d’ici l’an prochain.

La plupart du temps, ce ne sont pas les serveurs eux-mêmes qui entrainent le plus de consommation d’électricité, mais les équipements annexes sur le centre de données : la climatisation (qui refroidit les salles de serveurs) et la transformation du courant électrique.

A titre d’exemple, une recherche sur Google équivaut environ, d’un point du vue carbone, au déplacement d’une voiture sur 60 m (soit 7 g de CO2).

L’ADEME propose un article qui explique les impacts environnementaux liées aux TIC (Technologies de l’Information et de la Communication). Celui-ci propose plusieurs actions pour optimiser la consommation d’énergie et minimiser les émissions dues au travail sur ordinateur et à la consultation Internet. On retrouve dans cet article une liste de recommandations à laquelle chiffres-carbone.fr ajoute quelques points :

  • Utiliser ses favoris : Au lieu de rechercher un site précis sur Google pour pouvoir le visiter, on peut utiliser ses favoris ou taper l’adresse URL directement. Par exemple, au lieu de rechercher « youtube » dans Google, on économise une recherche en tapant directement « youtube.com » dans la barre d’adresse. Mieux : n’hésitez pas à faire usage de vos favoris, c’est beaucoup plus pratique.
  • Désactiver la recherche en temps réel de Google : L’auto-complétion et la recherche en temps réel Google démultiplient l’impact carbone. Au lieu d’une recherche google, celle-ci va être effectuée à chaque caractère tapé, ce qui peut entrainer un impact 10, 20 fois supérieur ! Il est possible de désactiver ces fonctionnalités dans les préférences de recherche Google.
  • Utiliser un filtre anti-spam : L’impact carbone des spams, ou courriers indésirables, est énorme. Mais la plus grande partie de cet impact consiste au temps qu’on passe à les lire et les trier… Le filtre anti-spam est donc un très bon outil pour réduire ce bilan carbone : sans l’utilisation qu’on en fait déjà, l’impact des spams augmenterait de 270%.
  • Utiliser la veille prolongée pour son ordinateur : Généralement, soit on éteint son ordinateur, soit on le met en veille (en le refermant si il s’agit d’un ordinateur portable par exemple). En choisissant la mise en veille, le redémarrage est plus rapide mais l’ordinateur consomme de l’énergie pendant sa veille. Le mode veille prolongée est une combinaison des avantages des 2 solutions : redémarrage rapide et aucune consommation d’énergie. Voici des explications pour utiliser la veille prolongée sur Windows XP, Windows Vista, Windows 7 ou Mac OS X.

 

Sources : ecologie.blog.lemonde.fr, ADEME, bitrebels.com

Un commentaire pour “Impact carbone des services informatiques”

  1. CO2Carbone :

    Article trés interressant et de surcroit carrément bien expliqué.Je vais dés maintenant le partager sur Facebook …!

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